AMBASSADE DE TURQUIE SERVICE DE LA CULTURE ET DE L’INFORMATION

Histoire et civilisations

ANTIQUITÉ

 

L'histoire de la Turquie remonte à 10.000 ans de civilisation. Apres la légendaire cité de Troie fondée en l’an 3000 av. J-C., les Hittites arrivèrent vers le deuxième millénaire av. J-C. Au début du premier millénaire av. J-C., le peuple urartéen fonda un royaume unifié dont le territoire s'étendait du Caucase au lac Urmiya et ayant pour capitale la ville qui s’appelle aujourd’hui Van. Les Phrygiens (750-300 av. J-C.) occupèrent l’Anatolie centrale et occidentale, plus particulièrement le triangle que constitue Afyon-Ankara-Eskisehir et fondèrent leur capitale à Gordion, situé sur le fleuve de Sakarya. Cette civilisation connut son apogée sous le règne de Midas en passant en 550 av. J-C. sous la domination persane qui fut libéré en 333 av. J-C. par Alexandre le Grand. Après la mort d’Alexandre le Grand, l’Anatolie devint le centre des Séleucides. Pergame (Bergama) se développa alors aux dépens de ses voisins et en 241 av. J-C. et devint un des principaux centres commerciaux de l’Anatolie et un brillant centre intellectuel.

 

 LA PÉRIODE ROMAINE  

 

La période romaine d'Anatolie commença avec la mort du Roi de Pergame Attale III qui, n’ayant pas de successeur, légua son royaume au peuple romain. C’est ainsi que l’Anatolie vécut une période de paix et de prospérité que l’on appela la Pax Romana (la Paix Romaine).

 

L'ÈRE DE L'EMPIRE ROMAIN D’ORIENT

 

En 330, l’empereur romain, Constantin fit de la cité grecque de Byzance la nouvelle capitale de son empire et donna alors le nom de Constantinople qui devint le centre de l’empire romain d’Orient, une civilisation construite sur les principes de l’empire romain, de la culture grecque et de la foi chrétienne.

 

Au XIIIe siècle, les croisés s’emparèrent de Constantinople et détrônèrent l’empereur et un petit Etat, l’empire latin fut fondé.

 

LES SELDJOUKIDES ET L’ENTRÉE DES TURCS

 

Au XIe siècle, les Seldjoukides, régnèrent sous Tuğrul Bey, en Iran, en Irak et en Syrie. En 1071 Alp Arslan, vainquit les Byzantins à Malazgirt en ouvrant ainsi les portes de l’Anatolie aux Turcs. L’Anatolie subit une profonde transformation ethnique, politique, religieuse, linguistique et culturelle. L’apogée vient dans la première moitié du XIIIe siècle quand Konya fut un centre politique, religieux, artistique et littéraire.  

 

L’empire se décomposa en raison des dissensions internes et des invasions mongoles. L’Anatolie fut une fois de plus réduite en des principautés indépendantes (Beylik) rivales dont l’un devint sous la domination ottomane.

 

FONDATION DE L’EMPIRE OTTOMAN

 

En 1296, Osman Bey se déclara sultan de la ville de Söğüt, près de Brousse (Bursa) et a fondé l’Empire ottoman. Sous le règne de son fils Orhan, les villes de Brousse et İznik furent conquises et en peu de temps la côte sud-est de la Marmara fut sous la domination des Ottomans.

 

En 1453, sous le Sultan Mehmet le Conquérant, les armées ottomanes provoquèrent la chute de Constantinople, un moment clé de l’Histoire et un grand exploit pour l’Empire. A la fin du XVIe siècle les Ottomans contrôlaient un large territoire en Europe. Toutefois, ils perdirent au cours des siècles suivants leur élan et l’Empire connut d’abord une période de stagnation qui fut suivie inévitablement par une période de déclin.

 

LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

 

En 1918, alors que son territoire était envahi par les forces alliées, le gouvernement ottoman décida de ne pas s’opposer au Traité de Sèvres qui consacrait le démembrement de l’Empire. En 1919, les Grecs auxquels avaient été promis une partie de l’Anatolie débarquèrent à Izmir et commencèrent à envahir l’Anatolie occidentale tandis que la France cherchait à contrôler le sud-est de l’Anatolie ; quant à la Grande-Bretagne, elle se dirigea sur Istanbul et plus particulièrement vers le Moyen-Orient.

 

LA VISION D’ATATÜRK ET LA NATION TURQUE

 

La nation turque, confrontée à cette impasse, était entrée dans une lutte pour regagner le contrôle et l’intégrité de ses frontières, pour repousser les forces étrangères colonisatrices, et pour fonder un nouvel état. Cette entreprise exigeait que la Turquie s’émancipe de la maison ottomane, que l’ordre ancien et fragile soit détruit et qu’un état moderne entièrement tourné vers le progrès politique, social et économique soit créé. Les objectifs d’Atatürk, un général brillant de l’armée ottomane qui s’était illustré lors de la défense de Çanakkale (Gallipoli) contre les flottes anglaises, françaises, australiennes et néo-zélandaises étaient précisément ceux-là.

 

Atatürk voulait rompre totalement avec le passé, réunir la nation autour de l’idéal de modernité et élever la Turquie au niveau des Etats européens. Le 29 octobre 1923, la République fut proclamée et Atatürk devint président. Le principe de la séparation des pouvoirs de l’église et de l’Etat fut adopté. L’alphabet latin remplaça l’alphabet arabe et les femmes acquirent le droit de vote mais aussi le droit de siéger comme députées à l’assemblée nationale. En plus de toutes les réformes citées précédemment et de bien d’autres dans le domaine social, Atatürk mit la Turquie sur la voie de la modernité dans toutes ses composantes.